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[Invitation] les 23èmes Journées Nationales Prison

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[Invitation] les 23èmes Journées Nationales Prison

Message  Tatie le Lun 31 Oct 2016, 09:49

Grenoble


Six associations grenobloises intervenant en milieu pénitentiaire s’assemblent pour organiser la 23ème édition des Journées Nationales Prison.
Le thème de cette année, « vivre enfermé », à pour objectif de montrer les effets destructeurs de l’incarcération.


L’enfermement est vécu par le corps, l’espace, le temps. Par ces trois dimensions, c’est le mouvement qui est arrêté, la vie est suspendue. Celui qui est enfermé est privé de sa capacité d'agir, il perd son autonomie et dépend largement des autres. Ainsi, au travers des journées nationales prison, pourra être traité le lien avec l'extérieur, mais aussi l'injonction contradictoire qui est faite à des personnes de se réinsérer dans la « vraie vie », alors que la dépendance induite par l’enfermement les en exclut.

***

JEUDI 24 NOVEMBRE DE 14H A 18H
Exposition d’œuvres réalisés par des détenus - Installation d'une cellule fictive – Projection de court métrage

VENDREDI 25 NOVEMBRE DE 14H A 18H
Exposition d’œuvres réalisés par des détenus - Installation d'une cellule fictive – Projection de court métrage

VENDREDI 25 NOVEMBRE DE 18H30 A 21H
Projection du film « A l'air libre ». Un documentaire de Nicolas Ferran et Samuel Gautier tourné à la ferme de Moyembrie, une structure d'insertion unique en France.

SAMEDI 26 NOVEMBRE DE 10H A 12H PUIS DE 14H A 18H

Exposition d’œuvres réalisés par des détenus - Installation d'une cellule fictive – Projection de court métrage

SAMEDI 26 NOVEMBRE DE 18H30 A 21H30
Conférence en présence de Serge Portelli et Karim Moktari sur le thème « La prison, vivre enfermé .. le corps, l'espace, le temps » - Buffet

***

Ancien palais de justice - 2, Place Saint-André, 38000 Grenoble

***

Entrées gratuites

***

Les associations organisatrices : Genepi Grenoble – Secours catholique – ARLA – ANVP – Cimade – Aumônerie catholique


Dernière édition par Tatie le Lun 31 Oct 2016, 09:59, édité 1 fois

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Re: [Invitation] les 23èmes Journées Nationales Prison

Message  Tatie le Lun 31 Oct 2016, 09:57

communiqué de cette action nationale

Prison, vivre enfermé
“Moins punir par la prison pour mieux reconstruire”, tel était le thème des Journées Nationales Prison que  nous avions choisi en 2015. Les membres du GNCP souhaitaient à travers ce thème montrer les effets destructeurs de l’incarcération, et évoquer le fait qu’une justice qui reconstruit ne passe pas forcément par la prison, et certainement pas par une hausse constante de la durée des peines.

Dans l’esprit de la plupart de nos concitoyens, la peine de prison reste encore aujourd’hui la peine de référence. Beaucoup, si l’on en croit les divers sondages à ce sujet, semblent même aspirer à des peines de prison “plus sévères”, “plus longues”. Si cette opinion est largement répandue, alors même que les chiffres démontrent l’inefficacité de l’allongement des peines sur la prévention de la délinquance et de la récidive, c’est que la peine de prison reste abstraite et difficile à appréhender. Pourtant, l’enfermement est bien une peine en soi pour l’individu qui la subit.
Informer le grand public et amener une réflexion sur ce thème doit permettre d'approcher la réalité de la peine privative de liberté, à tous les niveaux, du plus matériel au plus profondément existentiel, afin d’ouvrir le débat sur l’usage de la prison et sur la possibilité de sanctionner autrement.

« Vivre enfermé » renvoie à différentes dimensions :

- Le corps enfermé : Comment l'enfermement est-il physiquement vécu et quelles sont ses implications sur le corps, sur la santé ? Comment vivre quand on ne peut jamais se soustraire au regard de l'autre? Comment vivre l'absence d'intimité ?
En l’absence de relation de confiance, pour se protéger du regard constant de l'autre, on n’habite plus son corps mais on s’enferme "en soi-même". Comment attendre de la peine qu'elle permette à l'individu qu'il change quand elle provoque un repli sur soi, quand elle fige les personnes ?

- L'espace : la sensation d’enfermement en prison, c’est la porte fermée derrière soi et l’impossibilité de sortir d’un espace que l’on subit : celui de la cellule d'abord et celui de l'établissement ensuite. Ce thème permet d’aborder l'organisation du quotidien carcéral dans cet espace contraint, notamment avec les questions de conditions de détention et de surpopulation. Il renvoie aussi à la question du collectif :
comment partager cet espace dans lequel on se retrouve enfermé, souvent dans une cohabitation forcée ?
Est-il possible de se l'approprier et de « vivre ensemble », qu'est-ce que la “société carcérale”, quel collectif est possible ?

- Le temps : Vivre enfermé en prison, c'est perdre la maîtrise de son temps, c'est vivre un temps à la fois fractionné et étiré indéfiniment. Cela renvoie à des questions très matérielles sur la compatibilité des différents temps en détention (le travail, la formation, les promenades, etc), mais aussi à la notion des temps qui s’entrechoquent entre celui de la famille et celui de la personne incarcérée, à des questions relatives à la réinsertion et sur le sens d'une peine qui s'exprime en « temps ». Il sera aussi traité de la détention provisoire, caractérisée par l’attente et l’absence de terme.

L’enfermement est vécu par le corps, l’espace, le temps. Par ces trois dimensions, c’est le mouvement qui est arrêté, la vie est suspendue. Celui qui est enfermé est privé de sa capacité d'agir, il perd son autonomie et dépend largement des autres. Il pourra être traité du lien avec l'extérieur, des liens familiaux particulièrement, mais aussi de l'injonction contradictoire qui est faite à des personnes de se réinsérer dans
la « vraie vie », alors que la dépendance induite par l’enfermement les en exclut.

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Re: [Invitation] les 23èmes Journées Nationales Prison

Message  Tatie le Mar 15 Nov 2016, 14:30

Orléans

Le 21/11/2016 au 108 rue de bourgogne à Orléans
- 18h: Exposition artistique au Chafouin.
- 20h30: Ciné-débat avec la projection du film "Le Déménagement" de Catherine Rechard salle C11.



Le 25/11/2016 à partir de 19h30 à l'ASELQO Gare d'Orléans:
- Immersion sensitive
- Quizz
- Exposition photographique
- Table ronde sur le thème "Prison, vivre enfermé", avec un diaporama sonore (Photographies réalisées par Pierre-Jean Soler, prise de sons Damien Soler). Participation de différents intervenants en milieu carcéral.

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Re: [Invitation] les 23èmes Journées Nationales Prison

Message  Tatie le Jeu 24 Nov 2016, 13:01

Aix-en-Provence : cachez cette cellule que je ne saurais voir

À l'occasion des 23e Journées nationales prison (21-27 novembre), le Groupe local de concertation prison Aix a construit une cellule à taille réelle, exposée hier à la fac de droit


PHOTOS SERGE MERCIER

Hier de 9h à 19h, dans le hall d'entrée de la fac de droit, étudiants, professeurs... ont pu entrer dans une maquette grandeur nature d'une cellule de la maison d'arrêt de Luynes. Une manière de témoigner de la vie carcérale et des problèmes qui en découlent.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces associations-là n'ont pas vraiment la cote.Peu visibles, parfois incomprises, elles ont décidé, à l'occasion des 23e Journées nationales prison sur le thème "Prison, vivre enfermé"qui ont lieu cette semaine, de se montrer.

Et quoi de mieux que de reproduire à l'identique une cellule de la maison d'arrêt de Luynes en plein coeur de la fac de droit ? Le groupe local de concertation prison Aix rassemble, en effet des associations qui oeuvrent à la prison, au plus proche des personnes incarcérées : l'ANVP (Association nationale des visiteurs de prison) ; les aumôneries catholique et protestante ; la Croix-rouge française-Halte Vincent (accueil des familles), le Secours catholique et l'Entraide protestante.

A trois dans 8,6 m²

Hier toute la journée, ce cube en bois monté dans le hall d'entrée de la fac a interpellé nombre d'étudiants. "L'idée de la cellule nous est venue en nous disant : vous ne voulez pas entendre parler des prisons ? Eh bien on va quand même vous en parler !", explique Maurice Armand, responsable de l'ANVP. "La prison sert à faire oublier ce et ceux qu'on ne veut pas voir. Cette cellule montre que oui, ça existe, on peut se rendre mieux compte des conditions d'incarcération, comment on vit dans 8,6 m² à deux et même souvent à trois avec un matelas au sol",reprend Sabine Valois, aumônier protestant. "Et puis en parler dans le lieu qui forme notamment de futurs juges, ça avait une vraie signification", considère Maurice Armand.

Ils sont deux à avoir travaillé environ 60 heures pour fabriquer cette cellule démontable, réplique parfaite de celles qui existent dans la maison d'arrêt de Luynes. En pénétrant dans ces 8,6 m², vous voyez d'abord le gros verrou sur la porte. A l'intérieur, à votre gauche, les toilettes suivies des lits superposés avant la fenêtre grillagée et la TV (18 €/mois, a-t-on jugé utile d'inscrire sur un des murs et c'est plutôt bien vu puisqu'un des étudiants pensait que la télé était gratuite pour les prisonniers).

Sur les façades extérieures, plusieurs dessins et affiches aux slogans percutants rappellent par exemple : "Le courrier est le seul contact avec le monde extérieur" ; "22 heures sur 24 en cellule" ; "Retrouver du travail, un logement, une dignité, des amis. La réinsertion... plus difficile que la récidive" ou encore "Un surveillant... jusqu'à 120 détenus."

Des étudiants en droit pénètrent dans cette cellule. Un des leurs trouve ça "grand, la prison sert quand même à punir". Une autre dit, elle, qu'elle ne mettrait "même pas son chien là-dedans". Martine Rancoule, aumônier régional catholique, rappelle tout de même que "même si la cellule est identique à celle de Luynes, il manque le bruit, l'odeur et la saleté des murs. Il faut dire les choses."

"La prison, c'est l'aboutissement d'un système en faillite"

Ils vont pour la plupart au moins une fois par semaine à la maison d'arrêt de Luynes qu'ils soient aumôniers, visiteurs de prison ou encore à l'accueil des familles. Les membres des quatre associations du Groupe local de concertation prison présents hier ont une idée de la prison bien différente de ce qu'on entend ici et là : "C'est normal d'être pénalisé quand on a fait une faute mais on ne doit pas être privé de son réseau social. On voit bien que ce système ne marche pas. La prison, c'est le résultat d'un échec de la société, c'est l'aboutissement d'un système en faillite. On doit traiter en amont ceux qui sont dans la misère", lance Martine Rancoule, aumônier régional catholique. Maurice Armand ne dit pas autre chose : "Pour moi, l'enfermement ce n'est pas une solution. Ça l'est pour 15 à 20 % des personnes. Pour les autres, c'est une machine à détruire ; c'est un broyage. Toutes les études montrent que ça ne sert à rien. Pour moi, la solution se trouve dans la loi Taubira, notamment avec la contrainte pénale (obligation de se soumettre, sous le contrôle du juge de l'application des peines, pendant une durée comprise entre six mois et cinq ans, à des mesures de contrôle et d'assistance ainsi qu'à des obligations et interdictions particulières destinées à prévenir la récidive en favorisant son insertion ou sa réinsertion au sein de la société, Ndlr) mais qui ne représente malheureusement qu'1 % des décisions de justice. Et la libération sous contrainte (rendez-vous judiciaire obligatoire en fin de peine pour envisager une sortie progressive, Ndlr). Il faut voir aussi dans quel état certains sortent de prison : ils n'ont parfois plus de famille car le conjoint ne résiste pas toujours ; ils ne savent plus à quoi ils servent... C'est triste mais j'ai l'impression qu'on s'occupe plus du recyclage des déchets que des prisonniers."

Le plus dur pour les prisonniers ? "La non-communication. Ils demandent à reprendre l'école ; à faire du sport, à travailler... Et ils n'ont pas de réponse. Cette non prise en compte de l'humain est incompréhensible pour eux", reprend-il. "La promiscuité, c'est aussi très difficile. Nous ne sommes pas faits pour ça. Certains perdent la vue parce qu'ils ne regardent plus jamais de loin. Certains restent enfermés 24 heures sur 24 parce qu'ils ont peur de la violence durant les promenades. Vivre à trois dans 9 m², c'est intenable", conclut Sabine Valois, aumônier protestant.


la Provence*24-11-16

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