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[Appel à Soutien] Grenoble - jugement en appel

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[Appel à Soutien] Grenoble - jugement en appel

Message  Tatie le Mer 07 Juin 2017, 11:34

La famille, les amis et les gens de Rebellyon communiquent



Appel a soutenir Romain L au tribunal de grenoble, le 14 juin prochain à 14 h pour son appel suite à la 2eme mutinerie au quartier maison centrale de la nouvelle taule de Valence.

« Quand les écrits ne font rien, que reste-il à part les actes ?
» dira Romain L, devant la justice

Le 27 novembre dernier, une mutinerie éclate au quartier maison centrale de la taule de Valence. C’est la deuxième mutinerie dans cette prison en l’espace de 2 mois, après seulement un an de fonctionnement. Soit disant, Une aile est saccagée, des millions d’euros pour réparer tout ça, selon le daubé (torchon local ) rallié du côté des matons et de l’ état comme toujours ... À aucun moment, nous lirons les revendications des prisonniers concernés, ne serait-ce qu’un tout petit mot !.. leurs paroles et leurs protestations sont enfermées, comme leurs corps et leurs droits ! Les nouvelles prisons (dont celle de Valence) sont de véritables QHS modernes .. sorte de prison dans la prison. Le mouvement qui éclate dénonce les réalités d’enfermements des longues peines .. des conditions d’incarcérations strictes, abusives et intolérables dans ces nouvelles taules à la pointe « de l’ inhumanité ».

José T déclarera lors du procès du 10 mars au tribunal de Valence : « y a un peu tout qui ne va pas dans cette prison. Le problème est le mauvais fonctionnement de cette maison centrale gérée comme une maison d’arrêt disciplinaire (un seul mouvement à la fois, pas de cuisine), les parloirs se passent mal car ils (les surveillants, NDLR) sont tout le temps sur notre dos. Ils ne sont pas capables de livrer les cantines. On veut fonctionner comme une vraie centrale, avec d’avantage de liberté [...] On vous parle de longues peines, de plus de convivialité, du mode de vie [...] On a demandé à parler au directeur, on les a saoulés avec ça [...] Des surveillants sont même venus nous dire de faire quelque chose ».
Et que fait l’état pour rendre peu crédible cette colère collective des prisonniers ? il accuse seulement 2 prisonniers des dégâts matériels, les sépare, les transfère, les mate, les punit les isole et finit par les juger le 10 mars dernier. Comme le procès public de la première mutinerie, l’audience se fait à l’abri des yeux et des oreilles de la rue, puisque le tribunal est gardé et filtré par des bleus sur armés et sur-excités. ( 2 personnes subissent une interpellation, une garde à vue d’environ 24 h, et devront se présenter en novembre prochain au tribunal de valence pour violences sur personnes dépositaires de l’ordre publique alors que .. c’était les tortues ninjas bleues qui étaient agressives !).

Après 6 heures de flan d’une justice hypocrite et à peine 1 heure de délibéré, Les 2 prisonniers prennent 5 ans d’enfermement en plus .. Romain L, l’un des deux condamnés, a décidé de maintenir l’appel à cette décision, tandis que José T, lui, se rétractera quelques jours avant le délai légal. Petite pensée à lui, et à ses proches rencontrés lors du procès pour ces maudits 5 ans rajoutés à la veille de son aménagement de peine.

le 14 juin prochain à 14 h, aura lieu l’appel à cette condamnation au tribunal de Grenoble.
Pour que cela ne ressemble pas au 1 er procès, pour que nous puissions avoir une chance d’entrer à l’audience, pour que Romain L distingue enfin le soutien aux actes de mutinerie, pour que nous puissions avoir un rapport de force face aux flics, Soyons nombreuses et nombreux lors de ce procès, alors rendez vous au trib’ de Grenoble à 13 h pour soutenir Romain L, colporter la voix des revendications de la mutinerie et ne pas laisser l’état enterrer les prisonniers et leurs droits.

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Re: [Appel à Soutien] Grenoble - jugement en appel

Message  Tatie le Jeu 15 Juin 2017, 08:12

le récit du procès en appel , decision sera donnée le 11 juillet

Mutinerie à la prison de Valence : « C’était le seul moyen pour nous, longues peines de France, de nous faire entendre »

Romain L., condamné à 5 ans de prison pour la mutinerie de la maison centrale de Valence, était rejugé devant la cour d’appel de Grenoble. Il dénonce la déshumanisation de cette nouvelle maison centrale, symbole des prisons modernes.


Les magistrats, encore aujourd’hui, semblent ne pas comprendre la démarche de Romain L., ce détenu de 33 ans qui, le 27 novembre dernier, a mené la mutinerie dans la récente maison centrale de Valence. « Il s’agissait de contester les conditions de détention de cette maison d’arrêt, qui n’était pas conforme aux habitudes que certains détenus avaient connu », récite mollement le président de la cour d’appel de Grenoble. C’était la 2e mutinerie en deux mois, dans cet établissement ultra sécurisé, ouvert en novembre 2015. Et pour les dégradations occasionnées, Romain L. et José T., les deux instigateurs, ont été condamnés le 10 mars 2017 à 5 ans d’emprisonnement par le tribunal de Valence .

José T. était initialement libérable en 2019 et n’a pas fait appel. Pour Romain L., libérable en 2033, il s’agit de porter à la connaissance du public, les conditions de détention de cette nouvelle prison, intégrée en janvier 2016. « C’était le seul moyen pour nous, longues peines de France, de nous faire entendre », explique Romain L. « Pourtant vous étiez auparavant à Condé-sur-Sarthe, et ça ne vous avait pas posé de problème ? » répond le président, qui connaît la réputation ultra sécuritaire de l’établissement sarthois. « La différence n’est pas au niveau des structures, c’est au niveau du fonctionnement interne », répond le prévenu. « C’est par rapport à l’humanisme des surveillants ou pas. Dans cette structure, il y a un blocage systématique des mouvements. On est systématiquement ouverts et accompagnés par cinq surveillants, où que l’on se rende. J’ai entendu que la mutinerie, c’était pour aller boire des cafés chez les autres, c’est ce que disent les surveillants dans les médias, et nous, encore une fois, on n’a trouvé que ce moyen là pour s’exprimer. »

Comme en première instance, Romain L. raconte avoir écrit au directeur de la maison centrale, limogé depuis, à la direction de l’administration pénitentiaire (AP), à la Chancellerie, au Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), à l’Observatoire international des prisons (OIP). Il a initié des sit-in pacifiques, qui l’ont conduit à l’isolement pour quelques semaines. En vain. « Quand les paroles ne suffisent plus, les actes restent, même si les actes sont regrettables », lance-t-il à la cour. « L’État français construit de nouvelles prisons, de nouvelles structures, tout le monde se hâte de les visiter, on se félicite des bâtiments, mais personne ne s’interroge sur le fonctionnement digne des QHS des années 70 », poursuit le prévenu, qui purge une peine de 25 ans pour *****.

« Tous les jours, des gens menacent de tout faire péter »

C’est pour cela que le 27 novembre , « toute la population pénale a montré sa frustration et sa colère à l’État », expose Romain L. « Les détenus sont dans un espaces clos, sous un régime de haute sécurité 100 % du temps, il y a beaucoup de frustration, tous les jours des gens menacent de tout faire péter. Et bien moi, je l’ai fait. » Les faits sont très peu abordés. Romain L. et José T. subtilisent les clefs à un surveillant, qu’ils excluent du quartier. Puis Romain L. tambourine sur les caméras de surveillance avec une casserole, avant d’entreprendre, avec son collègue, l’ouverture de chaque cellule. À ceux qui ne veulent pas participer, il conseille de calfeutrer la cellule. Le président s’en émeut : « Ils on eu physiquement peur, il y a eu l’incendie, la fumée, on étouffe, les détenus, ils se disent quoi si, admettons, les pompiers n’arrivent pas ? », s’indigne le magistrat avec une surprenante vivacité. Romain L. rappelle qu’il n’y a eu aucun blessé, et que les incendies ne sont pas de son fait. Les dégâts matériels s’élevaient, selon un décompte fait en première instance, à plus d’un million d’euros.

Romain L. n’a pas fait appel sur les intérêts civils.
C’est à l’avocat général de requérir. Voici un magistrat qui n’a pas pris les choses à la légère : « J’ai décidé de revenir en détail sur le problème carcéral ! » Fort de son expérience d’avocat, exercée dès 1974, le parquetier – qui a viré de bord il y a 16 ans – a vu des choses. Il est catégorique : « Nous avons fait des progrès ! » Mais il concède : « Il en reste à faire, c’est la politique des petits pas. » Il avise le prévenu : « Monsieur L., nous avons des idées qui peuvent converger », croit-il. « Les prisons d’aujourd’hui ont leur qualité et leurs défauts », professe-t-il. « Dans l’ancienne maison d’arrêt d’Avignon, celle qui était en centre-ville, j’ai vu des rats ! » s’émeut-il. Ce qui n’est pas le cas de Valence, mais demeure un fléau dans nombre d’établissements anciens, comme la maison d’arrêt de Fresnes. L’avocat général poursuit son sermon : « Je connais bien la prison, le monde carcéral. Le seul moyen de se faire entendre, est-ce de tout saccager ? Moi je dis non ! Il faut laisser le temps aux choses d’évoluer. La prison est un lieu de réinsertion. Encore une fois, il y a une marge de progression », lâche-t-il. Magnanime, il requiert la confirmation de la peine – en première instance, le procureur avait requis huit ans.

« No pasaran ! »

Il y a en défense un avocat qui a quelques connaissances du milieu carcéral, quelques haines aussi, et n’a pas été impressionné par celles exposées par son contradicteur. C’est Me Bernard Ripert, 67 ans, qui revient hanter les prétoires de ses offensives plaidoiries, après une mise à l’écart tonitruante . « La prison, vous ne savez pas ce que c’est, vous ne pouvez pas savoir ce que c’est, car c’est la manière dont ils la ressentent eux, qui importe », lance-t-il. « La prison crée un état qui consiste à annihiler en l’homme, tout ce qui fait de lui un homme, en lui ôtant ses droits, toute dignité, toute initiative, en en faisant un jouet dans leur sales et brutales mains. La prison ne permet pas de vivre, on leur concède seulement le droit de survivre. On essaie de les réinsérer en leur imposant le pire environnement. Le plus dur, c’est la déshumanisation. Le prisonnier n’est plus rien entre les mains de l’administration pénitentiaire, car elle a tous les pouvoirs, qu’elle qualifie abusivement de droits, et elle les utilise comme elle veut. C’est avant tout cela, la prison. » À l’avocat général : « Et vous ne le savez pas, et vous ne le croyez même pas ! » À la cour : « C’est bien regrettable que ceux qui détiennent le pouvoir refusent tout dialogue, et préfèrent imposer par la force leur autorité. Ce système porte un nom, que je n’ai pas le droit de prononcer », bougonne-t-il. Voilà pour les principes.

Mais pour plaider la relaxe, car il la plaide, Me Ripert s’attarde en droit. Il lit les chefs de prévention : le vol des clefs au surveillant n’est pas possible, puisque les clefs ne lui appartiennent pas, elles sont à l’AP. Puis : « Nul ne peut être responsable pénalement que de son propre fait. La mutinerie est une réaction collective, à laquelle chacun prend part lui-même, selon sa propre initiative. » Or rien ne prouve que Romain L. ait mis le feu. Les dégradations qu’il a reconnues – notamment les caméras – ne sont pas poursuivies expressément. Et les violences sur le surveillant, même l’intéressé n’est pas capable d’affirmer à coup sûr qu’il ne s’agit pas plutôt de José T. Me Ripert, enfin, s’émeut : « Cinq ans, c’est une forfaiture. La décision de Valence, c’est de l’arbitraire. C’est ce truc, ce machin que je ne cesse de combattre. No pasaran ! »

Décision le 11 juillet.

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Re: [Appel à Soutien] Grenoble - jugement en appel

Message  Tatie le Jeu 15 Juin 2017, 08:15

sera-t-il entendu? est-ce que ça servira à d'autres? est ce que ça servira à donner un autre regard sur la détention des longues peines et leurs spécificités?


Bonne chance à lui en tout cas

je vous invite à participer à cette discussion ICI pour parler de ces mutineries puisque c'est encore d'actualité.
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Re: [Appel à Soutien] Grenoble - jugement en appel

Message  Tatie le Mar 11 Juil 2017, 18:19

le verdict est tombé, mais il ne lâche rien :

Ce mardi, la cour d'appel de Grenoble a confirmé la peine de cinq ans d'emprisonnement contre un des deux meneurs d'une mutinerie survenue en novembre 2016 dans la prison de Valence. L'homme, âgé de 33 ans, va se pourvoir en cassation, a annoncé son avocat. Ce dernier, qui menait la mutinerie avec un autre homme, réclame de « bonnes conditions de détention » et a mené cette mutinerie « pour se faire entendre », a-t-il expliqué.



vous pouvez suivre son histoire dans différents post du forum avec l'intitulé [partenariat-l'Envolée]
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Re: [Appel à Soutien] Grenoble - jugement en appel

Message  Mehdigwen le Jeu 13 Juil 2017, 12:14

Quelle détermination ! Et en plus avec la volonté que sa démarche serve à l'ensemble des détenus ! mais à quel prix ! 5 ans en plus ! pour avoir alerté sur la dégradation des conditions de vie, sur les dysfonctionnements de ce genre de nouvelles prisons et leurs conséquences sur les détenus.
Comment, en face, ne pas l'écouter ? Ne pas en tenir compte ?

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