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[partenariat-OIP] Rapport 2016

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[partenariat-OIP] Rapport 2016

Message  Tatie le Mer 07 Juin 2017, 13:03

je vous invite à télécharger et lire le rapport 2016 *de l'OIP, il est édifiant!
extrait :
Des conditions de détention indignes
En juillet 2016, les prisons françaises connaissaient un nouveau record, la barre des 69 000 détenus ayant été dépassée. Avec des conséquences directes sur les conditions de détention : dans les maisons d’arrêt où les personnes détenues sont le plus souvent enfermées  en cellule 22 ou 23 heures sur 24, elles sont contraintes de partager à deux voire trois un espace de 9 m2 dans lequel elles doivent à la fois vivre, dormir, cuisiner, faire leur besoins, etc.

Surpopulation, insalubrité, vétusté
Fin 2016, l’OIP recensait 31 établissements pénitentiaires considérés par la justice française comme exposant les personnes détenues à des traitements inhumains ou dégradants. En octobre 2016, c’est l’état sanitaire de la maison d’arrêt de Fresnes qui était ainsi dans le viseur du juge : alors que l’établissement était infesté par les rats, punaises et puces de lit, le tribunal administratif, saisi par l’OIP, ordonnait en urgence la mise en œuvre d’un plan de dératisation (voir p. 26). Malgré un rapport parlementaire accablant remis en juillet 2014 à la garde des Sceaux Christiane Taubira, les prisons d’outre-mer continuaient, en 2016, à concentrer l’ensemble des problématiques carcérales, avec des taux d’incarcération pouvant atteindre 400 %, des structures vétustes, isolées, et un manque de personnel et de moyens criant tant pour le milieu fermé que pour le milieu ouvert. L’OIP a ainsi recueilli le récit d’Alain, la soixantaine, détenu jusqu’en 2016 à la maison d’arrêt de Basse-Terre, en Guadeloupe. Il a passé neuf mois dans un dortoir de cette prison surpeuplée et témoigne de conditions de détention accablantes . Les femmes détenues, bien que minoritaires dans le monde carcéral, ne sont pas épargnées par cette situation. À la maison d’arrêt des femmes de Nice, les détenues s’entassent parfois jusqu’à cinq dans des cellules exiguës et vétustes. Une détenue a ainsi déposé avec l’aide de l’OIP un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme afin de contester ses conditions de détention (voir page 26).
« La douche, c’est un mètre quatre-vingt de moisissures sur les murs »
« Nous étions en permanence dix ou onze, et certains jours treize, dans cette cellule de 25m². […] Dans les cellules, il n’y a pas d’hygiène. Il y a des mouches, fourmis, rats et scolopendres. La douche du dortoir, c’est un mètre quatre-vingt de moisissures sur les murs. À moins de deux mètres du coin repas, les toilettes, avec comme seule séparation un sac poubelle. Pour manger, on avait une table en plastique pour quatre, alors qu’on était onze. [La nourriture était] peu variée : viande de porc, igname, riz, parfois petits pois carottes. Des yaourts, périmés un jour sur deux. Certains moisis. Pour améliorer ça, il fallait cantiner. Mais à Basse-Terre, il n’y a pas de frigidaire et il fait trente degrés en permanence. On peut pourtant cantiner pas mal de denrées périssables, par exemple des YOP, mais ils explosent sous l’effet de la chaleur. »

Extrait du témoignage d’Alain, détenu à Basse-Terre

« Éviter les odeurs au maximum »
« Nous sommes actuellement cinq détenues dans la cellule [et] il y a un matelas au sol. La cellule est d’une superficie approximative de 12m². Je ne peux pas me déplacer facilement, je dois toujours pousser la table, une chaise, déranger une co-cellulaire pour aller aux toilettes par exemple, séparées de moins d’un mètre du lieu de préparation des repas. Pour couvrir les bruits [des toilettes] nous ouvrons le robinet du bidet à fond et nous tirons la chasse en même temps, ce qui nous permet aussi d’éviter les odeurs au maximum. Nous passions 22 heures sur 24 en cellule jusqu’au 19 juin où nous avons obtenu une heure de promenade supplémentaire. »
Extrait d’un courrier adressé à l’OIP en juillet 2016 par une femme détenue à la maison d’arrêt de Nice


une prise en charge défaillante
Autre conséquence de l’inflation carcérale : les moyens financiers et humains alloués à la prise en charge des personnes détenues – déjà très faibles – deviennent, dans des établissements surpeuplés, tout à fait insuffisants. Les services d’insertion et de probation sont débordés, l’accès aux activités est un véritable parcours du combattant. Dans une enquête réalisée début 2016 sur la prise en charge socio-éducative des détenus, l’OIP dénonçait une offre d’activité limitée et insuffisamment orientée vers la sortie, l’absence de consultation des détenus sur cette offre et un accès aux activités semé d’embûches (déficit d’information, délais d’inscription, autorisations dépendantes d’un système informel de récompense, contraintes logistiques et sécuritaires, etc.)



* vous le trouverez sur leur site :
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Re: [partenariat-OIP] Rapport 2016

Message  expresioncarcerale le Mer 07 Juin 2017, 22:12

Merci Tatie pour cette recommandation, en effet c'est une lecture fort intéressante.
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