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[Vidéo] prisons de femmes : l'enfer au féminin

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[Vidéo] prisons de femmes : l'enfer au féminin

Message  Tatie le Lun 09 Oct 2017, 08:18

vous pouvez  zapper les prisons hors de France si vous voulez dans ce reportage qui date de 2015 et ne vous intéressez qu'à ce qui passe en France, il ne s'agit pas de comparer les unes aux autres, mais de prendre la mesure de ce qui se trame derriere les murs



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[Vidéo] prisons de femmes : l'enfer au féminin

Message  Atipika le Lun 09 Oct 2017, 11:09

Bonjour hormis le fait que ce reportage soit une rediffusion de 2007 je pense que beaucoup de choses sont encore vraies, je n'ai de toute façon jamais dit que c'était un univers de bisounours rose et fleuri, j'ai juste été l'écho de plusieurs femmes qui sont ou ont été en prison dernièrement, pas il y a 10 ans....
Et l'une d'entre elle justement qui est en prison depuis 7 ans parce qu'elle a tué son dealeur et pris une peine de 25 ans dit elle-même que ça a beaucoup changé.
Bien sûr qu'il y a de la violence entre elles, je n'ai jamais dit le contraire mais il y a moins de fouilles et surtout moins de fouilles à nue qui étaient systématiques il y a quelques années.
Quand à la solidarité, c'est comme tout ça dépend des gens sur qui vous tombez et de votre propre comportement.
Et je sais moins comment c'est chez les hommes parce que ceux que je connais qui y sont allés ne sont pas très bavards sur le sujet et qu'il faut les questionner encore et encore pour obtenir quelques détails sur leur vie en détention, ce que je me refuse à faire. S'ils auront envie d'en parler un jour je les écouterai mais je ne vais pas les forcer à parler.
Et la surpopulation n'est quand même un sujet minime quand on sait qu'elle est la cause de multiples problèmes entre les détenus, de bagarre voire de morts.
Donc le fait qu'il n'y en ait pas du côté des femmes ça change beaucoup de choses.
Après que ce soit dur pour une femme d'être en prison, surtout si elle a des enfants et compagnie je suis d'accord mais je ne crois pas que ça ait grand chose à voir avec les conditions de détention.
Maintenant une petite question: personnellement et pas dans les reportages vous en connaissez beaucoup des femmes en prison actuellement?
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Re: [Vidéo] prisons de femmes : l'enfer au féminin

Message  Tatie le Lun 09 Oct 2017, 11:13

Atipika a écrit:
Et la surpopulation n'est quand même un sujet minime quand on sait qu'elle est la cause de multiples problèmes entre les détenus, de bagarre voire de morts.


ça, ça date d'aujourd'hui :

Une des femmes hébergées par l'association témoigne : "Je reste parfois des semaines seule chez moi. Après avoir vécu dans une cellule à cinq voire six personnes, cela me permet de me retrouver, de reprendre pied".


elle ment donc...
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Re: [Vidéo] prisons de femmes : l'enfer au féminin

Message  Mehdigwen le Mar 10 Oct 2017, 00:14

Les femmes incarcérées, on en parle peu et pourtant c'est important de le faire vu les difficultés qu'elles rencontrent et la souffrance qu'elles peuvent vivre.
Le nombre de femmes qui n'ont plus aucun lien avec l'extérieur est effarant (aucun courrier, aucune visite, pas d'argent ....) ainsi que la rupture des liens avec leurs enfants.
Même si les fouilles à nu ont diminué, c'est bien loin d'être satisfaisant (il ne faut quand même pas oublier que la France s'est fait rappeler à l'ordre pour abus de ces fouilles jugées dégradantes), elles existent toujours (pour les femmes comme pour les hommes). Même des surveillants les trouvent humiliantes et pensent qu'il pourrait y avoir d'autres moyens.

Pour compléter : quelques extraits d'un témoignage d'une femme après sa sortie. Témoignage qui m'a marquée et montre à quel point la prison abîme et peut rester présente :

"C’est clair que de l’extérieur, on me voit certainement très forte, réinsérée", " Je suis quelqu’un de cassée et je sais que cela se voit au bout d’un moment dans ma conversation. Alors comment avoir des relations avec les autres ? Soit ils se demandent si je suis bien normale, et si je dis la vérité, je suis une paria et la porte se referme."
"Aujourd’hui je ne suis plus une femme non plus." On pourrait au moins avoir une vie normale pour vivre correctement à deux. Et bien NON. Même ça la prison nous l’a volé, à nous chasser et nous surveiller lors des parloirs. Menaces de prétoire et mitard, et tout ce qui va avec, les grâces en moins etc. Comme si cela les dérangeait si on se touchait, si on se désirait… Alors ça aussi, j’ai fini par me dire qu’il fallait s’interdire d’amour. Seulement voilà, au bout de 10 ans, mon corps est mort. Je ne supporte même plus la vue de la nudité et la relation est un cauchemar, un viol…consentant."

"La prison est tellement présente dans ma vie" "Peut être est-ce ces années d’enfer qui sont toujours présentes et me pourrissent la vie. Je ne sais pas, je ne me sens heureuse nulle part et surtout très seule
"lorsque j’ai quitté Bapaume, j’ignorais que je quittais une prison pour rentrer dans une autre…"
"Retourner dans » le circuit » n’a pas été chose facile. J’y suis revenue telle que j’étais à l’intérieur des murs et retourner dans cette vie que j’avais complètement oubliée a été bien difficile pour moi : des doutes, des interrogations, des déprimes.
Qui étais- je ?" " je ne sais certainement pas profiter de cette chance que j’ ai de m’ être sortie de tout cela aussi bien mais là-haut dans ma petite tête, sans doute pas aussi bien que cela, et je suis minée……. "
"S’en sort-t- on réellement pour toujours et définitivement ??"

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Re: [Vidéo] prisons de femmes : l'enfer au féminin

Message  Tatie le Mar 10 Oct 2017, 18:27

un témoignage reçu par l'OIP,

comme quoi rien n'est vraiment simple pour personne , mais penser qu'il faille se rebeller ou se laisser mourir de faim pour obtenir un droit, c'est quand meme hallucinant !

« La bonne conduite ne paie pas toujours en détention »

Maison d’arrêt pour femmes. Matelas au sol, incompatibilité de caractères, mélange des genres et déménagements récurrents : une femme témoigne.

« Nous étions déjà ‘complet’ quand il y a eu cinq arrivées : des femmes en détention provisoire, mais aussi des filles arrivant de transferts, et un placement en détention prévu depuis deux mois – qui aurait donc sûrement pu être orienté ailleurs. Nous avons maintenant au total cinq matelas au sol. Trois triplettes et deux doublettes, dans des cellules qui font toutes 10 m². Du coup, une dame âgée, toute gentille et plutôt faible psychologiquement et qui, vu son âge, était en cellule seule, s’est vue contrainte d’accueillir une arrivante à 21 h 30. On lui a dit que c’était juste pour la nuit : elle a une codétenue sur un matelas au sol depuis quinze jours environ ! Comme cette petite dame se contente de se confier discrètement à l’aumônière et de pleurer en silence, ce n’est pas prêt de bouger.

Je me suis moi-même retrouvée avec une codétenue au profil tout à fait contraire au mien : je suis ‘Assises’ et elle ‘Correctionnel’, j’ai pris quinze ans et elle deux mois, je devrais être en centre de détention mais je suis en attente d’un passage au centre national d’évaluation. Elle pense que ‘les personnes comme moi’ méritent la peine de mort… Elle a 21 ans et c’est une vraie pile, moi j’en ai 34 et je suis très posée, très calme, je n’ai jamais eu un seul compte rendu d’incident en bientôt cinq ans de détention. Et je suis auxiliaire d’étage depuis quatre ans. Pour toutes ces raisons, je suis censée pouvoir bénéficier d’une cellule seule – ce qui avait toujours été le cas depuis trois ans, mais là c’est la troisième fois qu’on me double. Je ne fais que déménager, je ne suis quand même pas un pion ! On a voulu me doubler une autre fois mais j’ai refusé : j’ai dit que je ne bougerai pas de la cellule, qu’ils n’avaient qu’à me mettre au QD [quartier disciplinaire]. Et du coup le lieutenant a trouvé une autre solution en cinq minutes. Ils choisissent toujours la facilité : ils imposent à celles qui ne disent rien, celles qui sont équilibrées et qui ne font pas de crises. La bonne conduite ne paie pas toujours en détention !

On nous dit que tout ça est très provisoire. Mais le provisoire qui dure, on ne connaît que trop… Ce lundi – car il y a encore eu une arrivante ce midi – nous voilà à 28 femmes pour 22 places. Ils ont choisi de faire une quatrième triplette dans une cellule où l’une des détenues est en grève de la faim depuis onze jours car elle réclame une cellule seule. »

— Personne détenue dans une maison d’arrêt pour femmes, extraits d’un courrier reçu le 13 juillet 2017


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Re: [Vidéo] prisons de femmes : l'enfer au féminin

Message  Tatie le Mer 11 Oct 2017, 09:30

Personne non plus? mieux vaut s’intéresser aux petits cœurs sur les lettres...
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Re: [Vidéo] prisons de femmes : l'enfer au féminin

Message  Tatie le Mer 13 Déc 2017, 14:14

La prison n'épargne pas les femmes quand il s'agit de discriminations. Largement minoritaires, on pourrait croire que les détenues bénéficient de meilleures conditions de détention. Sauf que c’est l’inverse. Les femmes en prison sont discriminées de manière importante dans l'exercice de leurs droits fondamentaux.

C'est ce que dénonce depuis des années Adeline Hazan, Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL). Elle l'a répété lors d’une conférence organisée à Sciences Po le 21 novembre dernier. «On sait qu’il y a beaucoup d’inégalités dans la société, mais il y en a encore plus entre hommes et femmes en prison. Comme ces dernières sont minoritaires, elles sont un peu la dernière roue du carrosse.» Un chiffre à garder en tête : les femmes ne représentent que 3,5 % des détenus en France. Sur 69 307 détenus, 2 407 sont des femmes et 66 900 des hommes.


Voici quelques exemples qui illustrent la condition des femmes en prison :


1 – il n'existe qu'une seule prison reservée exclusivement aux femmes en France

Il s’agit du centre pénitentiaire de Rennes, qui accueille notamment des détenues condamnées à de longues peines. Mais la plupart du temps, les femmes sont en réalité incarcérées dans des quartiers pour femmes situés dans des établissements pour hommes. «Ces quartiers sont au bout du bout, enclavés, car le règlement précise qu’il ne faut surtout pas que les femmes et les hommes se croisent», décrit la CGLPL.
L’article D248 du code de procédure pénale l'établit : «Les hommes et les femmes sont incarcérés dans des établissements distincts. Lorsque, néanmoins, des quartiers séparés doivent être aménagés dans le même établissement pour recevoir respectivement des hommes et des femmes, toutes dispositions doivent être prises pour qu'il ne puisse y avoir aucune communication entre les uns et les autres.»
Or, c’est précisément cette règle qui est en grande partie responsable des autres discriminations subies par les femmes détenues.

2 - sur près de 190 prisons, seules 56 accueillent des femmes


Sur 186 établissements pénitentiaires, seuls 56 ont des quartiers réservés aux femmes. «Par ailleurs, la moitié de ces quartiers sont situés dans le nord de la France, ce qui crée de graves inégalités territoriales», soulève Adeline Hazan, qui signale que le CGLPL a demandé la création d’un centre pénitentiaire dans le Sud.

3 - Les femmes sont souvent incarcéerées loin de leur proches

Cette discrimination est mise en avant par le CGLPL dans un avis du 25 janvier 2016 relatif à la situation des femmes privées de liberté :
«Du fait du nombre réduit de maisons d’arrêt accueillant des femmes et du maillage territorial déséquilibré en matière d’établissements pour peines hébergeant des femmes, ces dernières sont souvent incarcérées dans des établissements éloignés de leurs proches.»
Conséquence directe : les femmes souffrent davantage d’une rupture du lien familial, dû notamment au coût des déplacements pour leurs proches. À l’inverse, «quand un homme est en prison, le lien tient en général beaucoup plus longtemps que quand c’est une femme qui est incarcérée», fait sur ce point remarquer Adeline Hazan.


4 - la surpopulation carcérale vaut aussi pour les femmes

Puisqu’elles sont peu, les femmes ne devraient donc pas souffrir de la surpopulation carcérale, non ? Dans les faits, elles en sont moins victimes que les hommes, puisque les quartiers pour femmes sont occupés à 95 % au 1er novembre 2017.
Mais ce pourcentage, en apparence correct, cache en fait de fortes disparités : au centre pénitentiaire de Remire-Montjoly en Guyane, le taux d’occupation en quartier femmes est de 193 %. Il est de 163 % à celui de Metz-Queuleu, en Moselle. Côté maisons d’arrêts, le taux d’occupation monte jusqu’à 147 % à Strasbourg et 167 % à Lyon. Autre exemple à Nice, où il est de 141 % : «Elles sont cinq femmes dans une cellule de 11m²», décrit Adeline Hazan.


5 - on peut trouver des suveillantes dans les prisons pour hommes, mais pas l'inverse

«Il peut y avoir des surveillantes femmes pour des détenus hommes, mais pas de surveillants hommes pour des détenues femmes. On a demandé au ministère de la Justice que cela change, mais ça a été refusé», met en avant Adeline Hazan. «Les femmes détenues ne sont surveillées que par des personnes de leur sexe», précise à ce propos l’article D248 du code de procédure pénale.

6 - Les femmes ont un accès réduit au soin

En large supériorité numérique dans des infrastructures conçues d’abord pour eux, les hommes sont prioritaires en ce qui concerne l’accès aux soins. Dans son avis de 2016, le CGLPL observe :
«Ainsi, lors de la visite du centre pénitentiaire sud-francilien de Réau, il a été constaté que l’unité sanitaire était fermée aux hommes le jeudi matin dans le but d’y accueillir des femmes. Si ces dernières peuvent être reçues par une infirmière tous les matins dans la salle de soins du quartier “centre de détention” pour femmes pour la dispensation des traitements et la réalisation de quelques soins et entretiens, il n’en demeure pas moins que les femmes n’ont accès à l’unité sanitaire qu’une demi-journée par semaine.»
Concernant l’accès à des soins plus spécifiques, le CGLPL ajoute :
«Dans les établissements pénitentiaires, l’accès aux soins gynécologiques est extrêmement variable d’un établissement à l’autre, ce qui crée une inégalité importante entre les femmes. Ainsi, dans un établissement du sud de la France pouvant héberger une quarantaine de femmes, un gynécologue est présent chaque jour, alors que, dans un établissement de l’ouest de la France hébergeant le même nombre de femmes, le gynécologue n’est présent qu’une fois par mois.»


7 - Il y a moins d'activités pour les femmes en prison

Toujours en grande partie à cause du fameux article D248 du code de procédure pénale selon lequel femmes et hommes ne doivent pas être en contact, «les femmes sont discriminées en matière d’activités», explique Adeline Hazan. «Elles ont un accès restreint aux espaces communs, réservés aux détenus masculins.» Cela vaut également pour les salles de culte, présentes dans les établissements pénitentiaires.
Dans son avis de 2016, le CGLPL préconise l’organisation d’activités mixtes :
«Pourtant, une solution est esquissée à l’article 28 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009, qui dispose que “sous réserve du maintien du bon ordre et de la sécurité des établissements et à titre dérogatoire, des activités peuvent être organisées de façon mixte”, et dont l’objectif est de favoriser le décloisonnement des femmes et permettre leur accès aux activités. D’après les constats effectués par le CGLPL, cette possibilité est faiblement utilisée puisque seuls quelques-uns des établissements visités proposent des activités mixtes telles que l’activité parentalité organisée par le relais enfants parents à la maison d’arrêt de Nice, l’activité chorale au centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan, l’atelier slam et l’enseignement mixte au centre pénitentiaire de Metz.»


8 - les seules activités proposées sont souvent genrées

Lorsqu’elles ont accès à des activités, celles-ci sont souvent empreintes de stéréotypes. On trouve ainsi dans les quartiers pour femmes des ateliers «fleurs» ou encore «broderie». C’est également ce que regrette le CGLPL dans son avis :
«Par ailleurs, du fait de leur accès limité (voire totalement inexistant, dans certains établissements) aux espaces communs situés dans les quartiers "hommes" (gymnase, ateliers de production, salle de culte, etc.), les femmes sont principalement cantonnées à des activités d’intérieur au sein des quartiers "femmes", entraînant la reproduction de certains stéréotypes genrés.

Les hommes ont accès à des activités professionnelles de production, pratiquent des sports en extérieur et exercent leur culte de manière collective tandis que les femmes ne peuvent souvent que travailler au service général (c’est-à-dire en cuisine, à la buanderie et plus généralement à l’entretien des locaux), se distraire par des activités d’intérieur (ateliers de broderie, de couture et de peinture sur soie) et pratiquer leur religion de manière individuelle.»


9 - les quartiers pour femmes , dernière roue du carrosse, pour à peu près tout

En fait, les femmes sont discriminées pour à peu près tout. Les rares fois où elles ont accès à des locaux ou à des activités, la qualité est loin d’être au rendez-vous :
«De manière générale, lors de ses visites, le CGLPL a constaté que les locaux réservés aux femmes étaient souvent plus réduits que ceux des hommes, les intervenants moins nombreux, et les équipements plus sommaires : bibliothèque moins bien dotée, salle de musculation moins bien équipée, terrain de badminton plutôt que terrain de football, etc.»


10 - Il arrive qu'une détenue accouche menottée


La loi est claire à ce sujet : «Tout accouchement ou examen gynécologique doit se dérouler sans entraves et hors la présence du personnel pénitentiaire, afin de garantir le droit au respect de la dignité des femmes détenues», définit expressément l’article 52 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009. «Or, il y a la plupart du temps au moins une surveillante dans la salle d’accouchement et les détenues sont parfois menottées», fait observer Adeline Hazan.
Dans son avis de 2016, le CGLPL rapporte également :
«Plusieurs femmes détenues ont témoigné des conditions dans lesquelles se sont déroulées leurs extractions médicales en vue de consultations gynécologiques : présence d’un personnel de surveillance féminin et/ou port de moyens de contrainte. Lors d’une visite récente, une femme détenue a indiqué aux contrôleurs avoir accouché en présence d’une surveillante.»


11 - les femmes détenues sont autorisées à garder leur nouveau-né avec elles

Certains établissements pénitentiaires disposent d'un «quartier nurserie» ou d'un «quartier mères-enfants», dans lesquels les femmes détenues sont autorisées à garder leur nouveau-né avec elles. Cela n’est toutefois possible que jusqu’aux 18 mois du nourrisson, âge au-delà duquel ce dernier doit être accueilli chez son père ou chez ses grands-parents, ou sera placé par l'aide sociale à l'enfance.




Parce que la prison en France est un tabou, un trou médiatique et bien souvent, une honte pour la République, BuzzFeed organise du 11 au 17 décembre une semaine de la prison.

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Re: [Vidéo] prisons de femmes : l'enfer au féminin

Message  Tatie le Mer 13 Déc 2017, 14:15

Vous saviez qu'il y avait autant de differences entre H/F, et de difficultés quand on est une femme en prison?
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Re: [Vidéo] prisons de femmes : l'enfer au féminin

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