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[info-discussion] La mixité en prison

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[info-discussion] La mixité en prison

Message  Mehdigwen le Mar 17 Oct 2017, 00:42

Mixité en prison, le premier test
Marianne 03/09/2016

Depuis quinze mois, la maison d'arrêt de Gradignan permet à des détenus hommes et femmes de travailler côte à côte en atelier. Une première dans le paysage carcéral français.

A première vue, les ateliers de la maison d'arrêt de Bordeaux Gradignan ressemblent à beaucoup d'autres. Dans une pièce, quatre hommes travaillent à brancher des fils sur des compteurs électriques tandis qu'en fond résonnent les premières notes de Back in Black d'AC/DC. Plus loin, dans la salle centrale, une soixantaine de détenus s'active à trier et tester le fonctionnement de câbles de téléphones.
Séparé par une porte coulissante à moitié ouverte, un autre groupe s'affaire : six hommes courbés sur leur machine à coudre jouxtent une table où trois femmes plient des feuilles de carton en dossiers. A première vue, rien de surprenant dans cet atelier. Pourtant, c'est la première fois qu'un établissement carcéral fait travailler hommes et femmes côte à côte.

Dans la loi française, la mixité est en principe interdite en prison. Même quand un établissement abrite à la fois une section pour hommes et une section pour femmes, leurs occupants ne doivent jamais se croiser.

Dans son article D248, le code de procédure pénale précise : « Lorsque des quartiers séparés doivent être aménagés dans le même établissement pour recevoir respectivement des hommes et des femmes, toutes dispositions doivent être prises pour qu'il ne puisse y avoir aucune communication entre les uns et les autres.» L'idée qui sous-tend ces dispositions et qui imprègne fortement notre culture pénitentiaire est que mixité et sécurité seraient fondamentalement incompatibles. En 2009, néanmoins, un article est venu un peu assouplir la loi. Il stipule que « sous réserve du maintien du bon ordre et de la sécurité des établissements et à titre dérogatoire, des activités p[uiss]ent être organisées de façon mixte ».

Depuis, cette dérogation permet ponctuellement d'organiser des événements mixtes comme un concert pour la Fête de la musique ou une remise de diplômes. Pendant quelques heures, détenus et détenues peuvent se côtoyer, encadrés par le personnel surveillant. « Les activités culturelles mixtes, c'est facile. Cela dure deux ou trois heures puis chacun rentre dans ses pénates », remarque Marie Bruffaerts, responsable section travail à la Direction interrégionale des services pénitentiaires (Disp). Ce que cette fonctionnaire enthousiaste a entrepris de mettre en place depuis quelques mois est d'une autre nature : « La mixité au travail, c'est du quotidien », confirme-t-elle.

Tout commence en septembre 2014. A cette époque, une entreprise de confection décide de faire fabriquer une partie de ses produits en milieu carcéral (le coût de la main-d'œuvre y est très faible : 45 % du Smic horaire).
Cinq détenues turbinent alors à la couture dans un petit atelier situé au bout de la cour de promenade de leur quartier. « Mais elles étaient peu nombreuses par rapport aux 11 hommes et, en raison de la plus courte durée de leur peine, le turn-over était plus grand », se souvient Marie Bruffaerts. Alors, en dépit du faible coût de la main-d'œuvre, l'entreprise décide de fermer son atelier dans le quartier femmes et de le maintenir chez les hommes.

Avec 32 femmes pour 644 prisonniers, Bordeaux est dans les moyennes nationales. Entre les murs, du fait de leur plus faible nombre, les femmes sont fréquemment lésées, notamment pour ce qui est de l'obtention d'un emploi carcéral, parfois nécessaire pour pouvoir cantiner décemment. « En prison, les femmes ne représentent que 3,2 % de la population totale. Elles ont beaucoup moins accès à leurs droits fondamentaux, notamment en matière de travail. Elles sont la dernière roue du carrosse », regrette Adeline Hazan, contrôleur général des lieux de privation de liberté.
Le 25 janvier dernier, l'autorité administrative a d'ailleurs rendu un avis très inquiétant sur la « situation des femmes privées de liberté ». Une « double peine » subie au quotidien par les détenues.

PROTÉGER LES DÉTENUES
Arès la fermeture de l'atelier dans le quartier des femmes, à Bordeaux-Gradignan, la Direction inter- régionale des services pénitentiaires a donc l'idée d'ouvrir une zone de travail mixte dans la section des hommes.
A l'époque, à part le directeur de l'établissement, personne n'est vraiment convaincu... En cause : la protection des femmes. Eric Laborde, le responsable du travail dans la prison, est le premier inquiet. « Cela me semblait très compliqué de protéger quelques femmes au milieu de 70 hommes avec seulement un surveillant », confirme-t-il.
Pour encadrer l'atelier mixte, la direction fait alors appel à Françoise, la surveillante responsable du travail au sein du quartier femmes. « J'étais très réticente, admet-elle avant de poursuivre : Mon travail était suffisamment compliqué, je n'avais pas envie d'avoir de pression supplémentaire. Mes collègues me faisaient des réflexions comme quoi on allait finir par avoir des bébés en prison. » Après six mois de discussions et de débats au sein de l'équipe, et trois jours de test sans incident pour rassurer les deux surveillants, le directeur décide, en avril 2015, de lancer le dispositif.

Quinze mois plus tard, Françoise, la surveillante, est convaincue. Elle travaille aux côtés de Yannick à l'atelier mixte. A eux deux, ils ont la charge des 80 à 90 détenus « classés », c'est-à-dire qui viennent travailler là chaque jour.
Pour Yannick, la mixité ne fait aucune différence. « Ce que ça change ? Je suis passé de 88 détenus à 88 détenus. Alors rien ! » s'exclame-t-il en souriant. Le surveillant travaille au centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan depuis quatorze ans et encadre l'atelier depuis le début. « On met des barrières, bien sûr on fait attention, mais depuis le début les femmes sont parfaitement intégrées au groupe. »

Si les barrières sont symboliques, les femmes ne travaillent pas encore complètement au milieu des hommes. Dans la dernière salle de l'atelier, une table leur est réservée, face à celle des sept hommes qui s'affairent à la confection de housses pour les bus et tramways de la ville.

un "bonjour" le matin, ça change un peu le quotidien
Tinzo travaille dans la prison depuis deux ans. Du quartier femmes à l'atelier mixte, elle a assisté à la mise en place du dispositif. « Au début, nous avions un peu peur... peur que certains détenus soient violents, par exemple, confie-t-elle, réservée. Finalement, même si nous n'avons pas beaucoup de contacts, un "bonjour" le matin, ça change un peu le quotidien. ».
Actuellement, les femmes ne travaillent que le matin, de 7 h 30 à 12 h 20. Seule une détenue, la contremaître, prépare et planifie les emplois du temps pour le lendemain et peut se rendre au rez-de-chaussée deux après-midi par semaine, avec les hommes. « Ça la sort, ça lui fait voir autre chose, parce qu'au quartier femmes elles ne sont que 25 ou 30 en moyenne. C'est en circuit clos », explique Françoise.

Sébastien a suivi une formation de CAP couture. Incarcéré à la maison d'arrêt, il travaille aujourd'hui comme opérateur à l'atelier couture depuis un mois et demi, juste à côté des détenues. « On commence très tôt, et c'est pas toujours facile de se retrouver le matin. On n'a pas vraiment envie de parler. Le fait de retrouver des femmes, ça a changé l'ambiance, même si c'est vrai qu'on n'est pas toujours des gentlemen », sourit-il.

Les échanges entre hommes et femmes sont devenus fréquents et naturels. C'est ce qu'explique Aurélien, transféré au centre pénitentiaire de Gradignan en novembre. « Pour moi, les filles sont des travailleurs comme les autres. Je leur apporte du matériel, on échange sur les tâches à effectuer. Après, elles sont souvent sur un travail spécifique, le pliage de dossiers. Elles restent assez isolées. »

Depuis le début de l'expérimentation, aucun incident n'a eu lieu. Un bilan qui a progressivement rassuré et convaincu le personnel, comme la surveillante Françoise, en première ligne : « Moi, je le vis au quotidien, et je peux dire que je ne regrette pas. » Toutefois, les agents ne veulent prendre aucun risque. « On a demandé aux filles qu'elles viennent habillées correctement, sans débardeur ou décolleté provocant. Il faut limiter les attitudes provocatrices», reconnaît Françoise sans détour. Par ailleurs, lors de la sélection des détenus hommes et femmes pour le classement aux ateliers, la direction doit prendre en compte les connaissances éventuelles et les interdictions d'entrer en contact posées par le juge. Enfin, trois caméras sont aujourd'hui disposées dans le grand entrepôt.

L'ÉTAPE LÉGISLATIVE
« Aujourd'hui, plus personne ne remet en cause la mixité à Bordeaux. Ce sont même les surveillants qui portent l'évolution du projet, se félicite Eric Laborde. C'est entré dans la normalité. »
Tinzo est concentrée sur sa tâche minutieuse ; elle relie des chemises avec des spirales. « A l'extérieur, comme beaucoup, j'ai toujours eu l'habitude de travailler dans des productions avec des hommes. Alors je me suis vite habituée. »
Pour Marie Bruffaerts, il s'agit de rapprocher un peu le monde carcéral de la société libre. « Ce qu'on veut prouver, c'est que les femmes et les hommes, dehors, vivent ensemble. Deux tables côte à côte dans l'atelier, c'est encore loin d'être parfait, mais c'est déjà un grand pas en prison », assure-t-elle.
Pour le contrôleur général des lieux de privation de liberté Adeline Hazan, en prison, l'étanchéité totale entre hommes et femmes est excessive. « Cette séparation n'a pas vraiment de sens dans la mesure où, quand ces personnes sortiront, elles se retrouveront évidemment dans une société mixte. Ça ne me paraît pas un bon facteur de réinsertion que d'établir une interdiction totale de contact et de communication. »

« Certains prestataires sont plutôt ravis, ils aiment bien avoir des femmes pour faire des tâches minutieuses. Et ça fait plus de main-d'œuvre pour produire », lâche Eric Laborde. Pour les femmes également, les bénéfices sont loin d'être négligeables sur le plan économique. En travaillant dans le même atelier que les hommes, elles accèdent à des revenus plus réguliers, même s'il n'y a pas de contrat de travail.
« Quand j'étais au quartier femmes, je prenais mes vacances au mois d'août, donc l'atelier était fermé, explique Françoise, et les détenues se retrouvaient au chômage technique. » Aujourd'hui, avec deux surveillants, l'atelier mixte ne s'arrête pas pendant l'été.
Comme dans tous les établissements carcéraux, la pérennité de ce genre d'initiative dépend beaucoup du directeur. André Varignon est arrivé en mai 2016 à la direction de la prison. Il n'avait jamais entendu parler de l'initiative. « J'ai tout de suite été convaincu, et je compte continuer ce qui a été accompli. Prochaine étape : nous allons mettre en place à la rentrée une formation couture pour tous dans l'atelier mixte, pour ceux qui veulent œuvrer à la confection. Et les femmes pourront travailler aussi l'après-midi, comme les hommes. »
S'il veut étendre aussi la mixité à toutes les activités culturelles et sportives dans la maison d'arrêt, il ne sait pas encore quand ni comment. Le chef d'établissement se définit lui-même comme un homme de terrain, et pas de chiffres. Alors, quand quelqu'un lui demande si son centre pénitentiaire pourrait faire école en France, il hausse les sourcils d'un air songeur. « Dans ce pays, on aime bien expertiser, entrer dans des petites cases. Précédemment je travaillais à la prison de Mont-de-Marsan et j'avais pris la décision de laisser les portes des cellules ouvertes la journée. Tout le temps, on me demandait des rapports sur le fonctionnement du projet. Laisser des portes ouvertes, ou introduire la mixité au travail en prison, je sais juste dire "ça marche". Je vois quand les détenus vont mal ou quand ils sont apaisés, je n'ai pas besoin d'un psychologue pour ça. »

Pas question pour autant d'évoquer la mixité de l'hébergement

Pourtant, ce qui était encore inconcevable il y a un an pour beaucoup de directeurs de prison attire de plus en plus l'attention au sein de l'administration pénitentiaire. « Un chef d'établissement dans le Sud-Ouest me disait encore il y a un an : "Je ne veux pas en entendre parler." Désormais son établissement est en passe d'être le deuxième à mettre en place des ateliers mixtes en France », confie Marie Bruffaerts. André Varignon sait que cela prendra du temps : « Dans le milieu carcéral, il faut passer par l'expérimentation pour prouver que ça marche et défaire les idées reçues. »

La mixité est encore loin de faire partie du quotidien carcéral. Des changements devront s'opérer à tous les niveaux, à commencer par l'échelon législatif. « La loi précise qu'il ne doit y avoir de contact entre hommes et femmes qu'à titre dérogatoire. Mais, aujourd'hui, il faudrait inverser les choses. Faire de la dérogation la norme », prescrit Adeline Hazan. Pour le contrôleur général, le personnel pénitentiaire devrait également prendre le pli de la mixité. « Actuellement, seuls les surveillants gradés peuvent encadrer des détenus du sexe opposé. Au fond, on se demande pourquoi. »
Adeline Hazan ne se fait pourtant pas d'illusions. Les craintes de violences ou de harcèlement sexuel sont générées dès que la mixité est évoquée, que ce soit entre les surveillants et les détenus ou entre les détenus eux-mêmes. « Il n'y a jamais eu de problème avec les gradés. Nous devrions commencer à former tous les surveillants à côtoyer aussi bien des hommes que des femmes. »

Pas question pour autant d'évoquer la mixité de l'hébergement. Sur ce point, tous les acteurs de l'administration comme de la détention s'entendent pour dire que l'expérimentation de vie commune doit avoir des limites. De la formation du personnel à la réforme de la loi pénitentiaire en passant par le renversement des habitudes carcérales, le chemin est encore long pour que la petite révolution girondine s'étende à toutes les prisons françaises.


Et vous ?
Pensez-vous qu'il faut de la mixité en prison ?
Que ce soit oui ou non, pour quelle(s) raison (s) ?
Si vous pensez que la mixité est nécessaire : sous quelle (s) forme (s) ? (les activités, le travail, l'hébergement ....)

Mehdigwen
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Re: [info-discussion] La mixité en prison

Message  Tatie le Jeu 19 Oct 2017, 09:39

perso, je ne suis pas contre la mixité en prison, la société est mixte, les écoles filles/garçons ont disparu depuis longtemps. on ne peut pas faire comme si on devait opposer les 2 sexes . couper les uns des autres, c'est dire qu'il ne peut pas y avoir de vivre-ensemble en bonne intelligence .
quand ils sortiront, la mixité sera là, alors à quoi bon les en couper?
dans les ateliers, dans les activités, c'est tout à fait possible de mixer les genres.

mais j'ai bien peur que ça reveille la jalousie des un-es et des autres qui ont si peur que meme en prison la tentation soit forte de tromper son conjoint...


et quand je lis ça : On a demandé aux filles qu'elles viennent habillées correctement, sans débardeur ou décolleté provocant. Il faut limiter les attitudes provocatrices» je me dis qu'il y a encore un long chemin à faire, c'est aux femmes qu'on demande de se cacher au lieu de considérer que les hommes peuvent refréner leur comportements machistes et faire preuve de respect et qu'on devrait leur demander à eux d'avoir une attitude correcte envers les dames ! non, c'est au femmes qu'on demandent de faire profil bas..
Obliger à choisir une tenue dites non "provocatrice", en quoi un débardeur est provocateur? c’est dire aux femmes harcelée et violées : c'est de votre faute vous avez été provocantes ! alors merde, c'est autoriser tout et n'importe quoi sous ce prétexte de tenues !
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Re: [info-discussion] La mixité en prison

Message  Tatie le Mer 29 Nov 2017, 10:23

Et vous ?
Pensez-vous qu'il faut de la mixité en prison ?
Que ce soit oui ou non, pour quelle(s) raison (s) ?
Si vous pensez que la mixité est nécessaire : sous quelle (s) forme (s) ? (les activités, le travail, l'hébergement ....)

Pour répondre à cette discussion nul besoin d'avoir un proche en prison ou d'aller au parloir
il suffit juste de se poser la question en tant que citoyen-ne et de se positionner

alors y répondrez-vous?
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[info-discussion] La mixité en prison

Message  Atipika le Mer 29 Nov 2017, 14:46

C'est une très bonne initiative qui devrait être généralisée dans toutes les prisons où il y a un quartier femme.
En effet qu'un homme ou une femme ne voit plus ou presque plus le sexe opposé pendant des mois ou des années, qu'il n'y ait plus aucun échange ça paraît aberrant car dehors la société est entièrement mixte.
Je ne suis pas très sûre que ça puisse avancer du côté de l'hébergement mais je pense qu'on devrait les réunir pour le travail, les loisirs, le sport, les cours, en fait pour toutes les activités.
Ca leur permettrait de "rester dans le monde actuel" et non pas d'être enfermé(e)s dans des petits "mondes" qui n'ont rien  voir avec la réalité et qui doit renforcer encore plus le choc  la sortie.
L'histoire des débardeurs et décolletés ne me choque pas plus que ça puisque c'est déjà ce qu'on leur demande au quotidien même quand elles restent dans leur MAF, ainsi que des vêtements au dessous du genou, etc.
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