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Santé mentale : Rhône, comment les détenus sont-ils pris en charge ?

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Santé mentale : Rhône, comment les détenus sont-ils pris en charge ?

Message  Tatie le Sam 24 Fév 2018, 11:10


L’Unité spécialement aménagée du Vinatier a été la première à ouvrir en mars 2010, sur fond de polémique. On en compte neuf aujourd’hui en France et elles rendent possible des soins psychiatriques de qualité aux détenus, estime un rapport du Sénat.

Quels soins pour les détenus ?
Les personnes « sous main de justice » – dont les personnes détenues – doivent avoir accès aux mêmes soins que la population générale. Ces soins sont assurés par le service public hospitalier. Des unités sanitaires sont ainsi implantées dans les établissements pénitentiaires : elles dispensent des consultations ainsi qu’une prise en charge en ambulatoire ou en hospitalisation de jour. Si une hospitalisation à temps complet est nécessaire, elle s’effectue dans un hôpital : au sein d’une unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI) pour les soins somatiques ou d’une unité spécialement aménagée (UHSA) pour les soins psychiatriques. La France compte 8 UHSI dont celle du centre hospitalier Lyon-Sud et 9 UHSA dont celle du centre hospitalier spécialisé du Vinatier. Alors que la situation est très hétérogène en France, le Rhône et le nord-Isère sont « plutôt bien lotis en moyens », note le Dr Frédéric Meunier, chef du pôle santé mentale des détenus à l’hôpital du Vinatier.

Qu’est-ce qu’une UHSA ?
C’est une unité implantée dans un hôpital, mais sécurisée par l’administration pénitentiaire. Des agents pénitentiaires assurent les transferts, le contrôle des entrées et des sorties, mais ils ne sont pas présents au sein de l’unité de soins sauf si le personnel soignant le demande. Lancé en 2002, le programme prévoyait la construction de 17 UHSA en deux tranches. La première tranche, de 9 unités, s’est achevée en 2017. Un rapport de la commission des affaires sociales du Sénat de 2017 estime que la seconde tranche est nécessaire au vu de l’ampleur des besoins et de la « qualité des soins que les UHSA rendent possible ». Mais le Dr Frédéric Meunier est pessimiste à cause du coût de ces établissements dont le seul budget hospitalier s’élève à 5 millions d’euros par an.

Qui est hospitalisé en UHSA ?
Les UHSA accueillent des détenus souffrant de troubles psychiatriques dont l’état nécessite une hospitalisation, avec leur consentement ou sur décision du représentant de l’État. Si Nordahl Lelandais a été hospitalisé avec son consentement, « il est faux de dire qu’un détenu est hospitalisé à sa demande. Quel que soit le motif, même pour une chirurgie, il faut une indication à l’hospitalisation », souligne le Dr Meunier. Au sein des UHSA, les détenus reçoivent des soins de type institutionnel : entretiens avec médecins et infirmiers, soins en petits groupes, activités thérapeutiques… Au Vinatier, 60 lits sont répartis en 3 unités : l’une réservée aux situations de crises, une autre aux patients en situation de vulnérabilité et la troisième destinée à la préparation à la sortie et à la réhabilitation. Dans deux des trois unités, les portes sont ouvertes mais les patients restent soumis aux restrictions de liberté liées à leur situation de détenu.

Des lieux sous surveillance
Après leur visite en février 2017 à l’UHSA du Vinatier, les contrôleurs généraux des lieux de privation de liberté n’ont pas effectué de « recommandation majeure ». Ils ont cependant relevé quelques points négatifs concernant le port de pyjama lors du transport des détenus, la remise des livrets d’accueil (sur les droits des patients) ou les mesures d’isolement et de contention. « Des mesures correctrices ont été prises » et transmises en vue de la publication de leur rapport, indique le Dr Meunier. Le Comité européen pour la prévention de la torture a aussi effectué une visite sans faire « de recommandation ».

Des détenus malades pas jugés dangereux
La population des UHSA est composée en majorité de criminels condamnés pour des crimes de sang, selon les sénateurs. Il s’agit donc d’une population « par nature difficile » mais les élus mettent en garde contre les risques de dérives. « Les UHSA n’ont pas vocation à prendre en charge les personnes jugées dangereuses ou dont le comportement perturbe le fonctionnement des établissements carcéraux, mais uniquement les personnes malades », rappellent-ils. En mars 2010, l’UHSA de Lyon avait été la première à ouvrir. Sur fond de polémique, le président Nicolas Sarkozy ayant évoqué au départ un lieu destiné aux délinquants sexuels. Depuis, il aurait aussi été « envisagé de leur faire prendre en charge la radicalisation », ont confié aux sénateurs les équipes du Vinatier.

Quand un patient détenu souffrant de pathologie psychiatrique s’avère dangereux pour les autres ou pour lui-même, il peut être transféré dans une unité pour malades difficiles (UMD) qui n’est pas réservée aux détenus. En détention, la surmortalité par suicide reste 5 à 7 fois plus élevée que dans la population générale.

Les soins psychiatriques aux détenus en 2017

Sur le secteur regroupant l’établissement pour mineur de Meyzieu, la maison d’arrêt de Corbas et le Centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier : 3 126 détenus ont reçu des soins ambulatoires, 127 ont été suivis en hospitalisation de jour et 302 ont été hospitalisés à temps complet.

L’UHSA en 2017

40 % des patients souffraient de troubles psychotiques et 25 % de troubles de l’humeur (dépression, anxiété). Les autres souffrent surtout d’addictions, de troubles sévères de la pathologie…

La durée moyenne de séjour était de 80 jours

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Re: Santé mentale : Rhône, comment les détenus sont-ils pris en charge ?

Message  Tatie le Sam 24 Fév 2018, 11:15

la santé a un coût, la santé psychique encore plus, mais il est vraiment utile de les maintenir ces structures et meme d'en rajouter, car la place de ces malades psy n'est pas en détention ordinaire, ce n'est bon ni pour eux qu du coup ne sont pas soignés ni pour leur co-cellulaires qui sont soumis à une tension extreme du fait de la promiscuité.
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Re: Santé mentale : Rhône, comment les détenus sont-ils pris en charge ?

Message  Atipika le Lun 26 Fév 2018, 11:51

C'est certain que ces structures doivent être multipliées car le nombre de détenu(e) n'étant pas à leur place en "détention normale" est énorme. Que peuvent faire des maton(ne)s devant un(e) anorexique suicidaire, un détenu qui hurle nuit et jour comme un animal...Les "voisin(e)s" de ce(tte) détenu(e) sont perturbé(e)s aussi. C'est bien qu'il y en ait mais c'est évident qu'il en faudrait plus.
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Re: Santé mentale : Rhône, comment les détenus sont-ils pris en charge ?

Message  Atipika le Mar 27 Fév 2018, 09:56

Je me suis certainement mal exprimée, comme souvent. J'essayais d'opposer une détention classique d'une détention dans ces UHSA.
Et oui j'ai la chance de ne pas connaître (pour l'instant du moins, on ne sait jamais de quoi est fait l'avenir) l'intérieur des prisons autrement que par des témoignages sur ce forum, des vagues récits de copains passés par la case prison mais qui restent plutôt silencieux sur ce qu'ils ont vécu dedans et les récits de ma compagne qui est maintenant dans un environnement totalement différent (l'EPNSF, hôpital prison de Fresnes).
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