Forum Prison
Derniers sujets
» [Actu] puits sans fond, spirale infernale.
par Cedrissy Aujourd'hui à 14:03

» Besoin infos sur corbas
par Soso2607400 Aujourd'hui à 13:55

» Discussion autour de la prison : Brest
par Cedrissy Aujourd'hui à 13:51

» Queensy : presentation
par Queensy Aujourd'hui à 12:54

» [Actu]Il se passe ça aussi en prison
par Tatie Aujourd'hui à 10:07

» [Forum]à ceux qui passent
par Tatie Aujourd'hui à 09:59

» Many94 : Lunettes en prison
par Tatie Aujourd'hui à 08:23

» Discussion autour de la prison : Argentan
par Tatie Aujourd'hui à 08:18

» JOSS2401 : présentation
par Julie971 Hier à 20:23

» controle judiciaire, comment faire?
par JOSS2401 Hier à 12:00

» [info-discussion] La mixité en prison
par Tatie Hier à 09:39

» [discussion] incidents, drames ....
par Barbarella Hier à 08:41

» besoin d'aide, d'un avis svp
par Tatie Hier à 08:32

» Discussion autour de la prison : Lille-Sequedin
par Tatie Hier à 08:03

» [Discussion] on dit : c'est dur...
par Tatie Mer 18 Oct 2017, 19:27

» Julie971 : Présentation - détenu aux Baumettes
par Tatie Mer 18 Oct 2017, 17:51

Qui est en ligne ?
Il y a en tout 14 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 14 Invités :: 2 Moteurs de recherche

Aucun

Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 335 le Dim 18 Jan 2015, 19:14
Les posteurs les plus actifs de la semaine
Tatie
 
Mehdigwen
 
Xenen
 
Queensy
 
Julie971
 
Ginaa
 
JOSS2401
 
Atipika
 
Cedrissy
 
Barbarella
 


[Actu]Matons, détenus, meme combat?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

[Actu]Matons, détenus, meme combat?

Message  Tatie le Jeu 29 Juin 2017, 07:41

Sous-effectifs, promiscuité, violence: un rapport inédit de la contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) Adeline Hazan pointe des conditions de travail détériorées des surveillants de prison et autres lieux d'enfermement et leur impact préjudiciable sur les droits des détenus.

Ce rapport thématique intervient dans un contexte tendu dans les prisons françaises marqué par la surpopulation carcérale et des mouvements de grogne de surveillants qui dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail.

Instituée en 2008 pour veiller à la protection des droits fondamentaux des personnes privées de liberté, la CFLPL a toujours considéré que les droits en prison, en garde à vue en rétention ou dans le cadre d'une hospitalisation sans consentement étaient "directement tributaire" des "conditions de travail" du personnel d'encadrement.

Il n'y a pas de "concurrence de droits" entre détenus et encadrants mais "une réelle communauté d'intérêts", soutient encore aujourd'hui la contrôleure pour qui "le respect et la satisfaction des droits des personnes enfermées est un facteur essentiel de sérénité de la prise en charge et donc de la sécurité des établissements".

Le problème est que les sous-effectifs et les difficultés des conditions de travail apparaissent aujourd'hui comme autant d'obstacles à ces rapports pacifiés, notamment dans les prisons françaises, note-t-elle. Bruit, pression liée à la surpopulation carcérale, enfermement, promiscuité, violence, vétusté des locaux... "on comprend la notion de "choc carcéral" appliquée au personnel débutant", note le rapport.

D'où des problèmes récurrents de recrutement, d'absentéisme et de manque de stabilité du personnel qui placent souvent en première ligne des agents inexpérimentés, voire des stagiaires ou des vacataires.

Ce manque de personnel a pour conséquence de réduire les droits des détenus, notamment pour l'accès aux douches, aux promenades, aux activités socio-éducatives ou aux sports. Dans certaines prisons, des détenus ont été regroupés dans des cellules avec matelas au sol, après la fermeture de cellules qu'on ne pouvait plus surveiller faute de personnel, constate le rapport.

- 'Mieux vaut un pendu qu'un évadé' -

A ces questions s'ajoute celle de l'équilibre entre les droits des détenus et l'impératif de sécurité, ce dernier étant le plus souvent privilégié. "Au regard des conséquences disciplinaires, "il vaut mieux avoir un pendu qu'un évadé", résume un syndicat cité dans le rapport.

Autre difficulté, le risque d'abus liés aux relations de pouvoir et de dépendance entre surveillants et détenus. Dans un établissement, des agents ont présenté à la contrôleure les mesures de contraintes comme "une manière de conduire un détenu à un amendement moral par l'humiliation".

Les fouilles à nu peuvent également "constituer pour le personnel un moyen de rétorsion", constate le rapport. Elles appartiennent à "la face "invisible" du fonctionnement d'un établissement pénitentiaire. L'ordonner, "c'est montrer de quel côté se trouve l'autorité".

La CGLPL a par ailleurs précisé avoir été destinataire de témoignages de "comportements non-professionnels" d'agents sur des détenus, passibles de sanctions, soulignant "la disproportion" entre le nombre de faits signalés et le nombre réduit des poursuites.

Le rapport se fonde sur neuf années de visites et de constats dans les prisons mais aussi sur les retours de questionnaires et d'entretiens réalisés avec des responsables administratifs, professionnels et syndicaux. La contrôleure formule plus d'une trentaine de recommandations pour remédier aux dysfonctionnements constatés.

Parmi ces propositions, le rapport préconise que les effectifs de référence des établissements soient établis en fonction de la charge de travail réelle des agents et non de la capacité théorique d'occupation des locaux. Il prône une aide à la prise de fonction des nouveau agents, une formation à la prévention et à la gestion de la violence.

La contrôleure recommande aussi un renforcement de la transmission des règles déontologiques avec la mise en place d'instances dédiées, un rappel par l'administration de l'obligation de signalement par les agents des manquements aux droits des personnes détenues, l'instauration d'une protection des "lanceurs d'alerte" et d'un numéro de matricule pour identifier les agents en uniforme.
orange-actu-28-06-17
avatar
Tatie
V.I.P.
V.I.P.

Niveau d'alerte : Aucun avertissement
Messages : 16420
Réputation : 348
Féminin

Revenir en haut Aller en bas

Re: [Actu]Matons, détenus, meme combat?

Message  Tatie le Jeu 29 Juin 2017, 07:50

il y a surement des points communs, des effets de vases communicants dans les conditions à l’intérieur des murs.
la tension des uns rebondit sur les autres, la colère, la fatigue aussi mais de là à lire :
"vaut mieux un pendu qu'un évadé" ! ah non, là ça va pas , c'est ahurissant que de tels propos soient tenus, tout comme l'est le fait d'user de l’humiliation et de l'abus d'autorité.

mais non, ça n'est pas le meme combat,
les détenus sont responsable de leur incarceration, les matons ont choisis leur metier, la différence se trouve dans le fait qu'un maton peut changer de metier quand il le veut, un détenu doit attendre sa fin de peine. Si pour les matons ça devient trop difficile, qu'ils partent! mais s'ils décident de rester, qu'ils le fassent pour de bonnes raison, pas pour exercer un pouvoir, pas pour humilier, pas pour détruire. et quand il dérapent qu'ils soient punis à hauteur des faits commis et que cesse le silence qui est la règle sur tous les abus.
avatar
Tatie
V.I.P.
V.I.P.

Niveau d'alerte : Aucun avertissement
Messages : 16420
Réputation : 348
Féminin

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum